Association ORT - SUISSE  -  Gazette Numéro 31 - avril 2005
 Retour vers la page d'Accueil     Sommaire     page 1     page 2     pages 4     page 6     page 8     page 9     page 11 

L'Éditorial de Catherine Gentilini

Fin janvier-début février dernier j'ai eu le privilège d'assister à la réunion des Directeurs de l'ORT Mondiale qui s'est tenue à Ein Botek, au bord de la Mer Morte. A mes côtés, Robert Equey, président de l'ORT Suisse, et Henri Lévy, directeur du Département de la Coopération Internationale pour la Suisse, ont partagé avec moi les émotions que suscite toujours un voyage en Israël.

Entre autres activités, nous étions une cinquantaine de participants à visiter l'ORT Yad Lvovich à Netanya. Lors de la dernière Assemblée Générale à New York en 2004, un vaste programme de 18 millions de dollars avait été lancé pour faire de cette école une académie de haut niveau : six des bâtiments les plus anciens seront démolis et remplacés par des bâtiments neufs, les autres seront -ou ont déjà été- rénovés.

Deux ex-étudiants internes de l'école nous ont souhaité la bienvenue et nous ont parlé de leurs parcours respectifs et de ce qu'ils doivent à Yad Lvovich :
"Cette école était notre maison" a déclaré Mica Melina, qui a ajouté :"Je suis née en Russie et je suis arrivée seule en Israël par le biais d'un programme d'aide à l'aliyah. Actuellement je termine mon doctorat en génétique à l'Institut Weizmann !" Quant à Gabriel Sarusi, après avoir acquis un MBA, il est de retour à Yad Lvovich en qualité de responsable de l'internat.

En faisant le tour du campus nous avons pu constater que certains bâtiments, datant de 1951, étaient dans un piètre état. Mais le directeur de l'école, Zvika Reiter, a su nous faire partager son optimisme. "Cette école est un lieu de bonheur et de productivité. Nos résultats s'améliorent déjà, alors imaginez ce que ce sera quand nous aurons réalisé les travaux !" Quant au Maire de Netanya, Miriam Fierberg, elle a insisté sur le développement de la ville et la nécessité par conséquent de faire en sorte que l'école puisse accueillir ce surplus d'élèves, dans de bonnes conditions.

Nous avons constaté que rien n'est plus motivant que la visite d'une école de l'ORT, quelle qu'elle soit, où qu'elle soit, et je vous encourage vivement à l'inclure dans votre prochain programme de voyage. C'est avec plaisir qu'à votre demande, nous vous l'organiserons.

Le Billet de Robert Equey

C'est pour moi un grand honneur d'occuper la charge de président de l'ORT Suisse au moment où notre organisation célèbre son 125ème anniversaire.

L'une des clés de notre succès c'est que nous avons toujours été à même de proposer une solution en adéquation avec les besoins du moment. En 1880 à St Petersbourg, les fondateurs de l'ORT ont collecté en quelques mois plus de 200'000 roubles -l'équivalent d'un million de dollars de l'époque, et dix fois plus aujourd'hui- simplement en écrivant à quelques membres éminents de la Communauté Juive russe. Il s'agissait alors d'offrir à quelques milliers de Juifs, assignés à une "Zone de résidence", une formation agricole qui devait leur permettre de survivre.

De nos jours les méthodes ont changé. Conformément à notre tradition, nous sommes ouverts sur le monde et les hommes, donnant ainsi à l'ORT une dimension universelle. Nous sommes sensibles à la diversité, à l'acceptation de la différence, avec pour seul objectif l'élévation de l'homme. Quant à nos rapports avec nos donateurs, ils ont également changé. Ce qu'ils souhaitent maintenant c'est la transparence et la fiabilité. Ils sont très généreux, mais ils demandent en échange des projets précis et un suivi concret de l'usage qui a été fait de leur don. A certains d'entre eux, et pour marquer les 125 ans de l'ORT, je réserve une surprise, sans doute en juin prochain.

Quand vous lirez ces lignes nous serons proches de Pessah, qui célèbre la libération des enfants d'Israël de la servitude, et leur constitution en un peuple libre. Je suis frappé par les similitudes entre cette fête et l'ORT, le passage de la servitude à la libération. Car l'ORT aussi, que ce soit dans la communauté ou plus généralement dans le monde, confère la liberté à toutes celles et ceux auxquels elle donne un métier et la dignité.

Traditionnellement, à Pessah il y a toujours une place libre pour celui qui souhaite participer au Seder. Il en est de même pour l'ORT, où celui qui veut améliorer son savoir et sa condition de vie, y trouvera toujours sa place. C'est à cela que nous travaillons ensemble. Je vous souhaite une très bonne fête de Pâque.

 Retour vers la page d'Accueil     Sommaire     page 1     page 2     pages 4     page 6     page 8     page 9     page 11