
J'avais pour Jacqueline Maus beaucoup d'admiration, et infiniment de respect pour son action. Philippe Nordmann avait repris le flambeau dans le même esprit et la même fidélité au concept des fondateurs de l'ORT.
Projet agricole alors, haute-technologie aujourd'hui : l'ORT a toujours su s'adapter aux remous de l'histoire. Personnellement, j'entends continuer dans cette ligne si proche des valeurs de la tradition juive, et spécialement en ce qui concerne l'importance accordée à l'enseignement et au développement des valeurs humaines.
Car c'est dans cet esprit que l'ORT dépasse les différences sociales, culturelles, raciales et politiques. L'ORT s'applique à créer des liens et démontre par ses actions concrètes qu'elle tend à résoudre les situations, même conflictuelles. En cela l'ORT respecte l'esprit de la "tzadakah", mot hébreu qui signifie que l'on se doit de porter secours à celui qui est en détresse, à celui qui en a besoin.
Notre tâche est d'aider l'ORT Mondiale à satisfaire ses besoins. Ceci m'amène tout naturellement à vous parler de la Fondation ORT. Elle est gérée bénévolement par Paul Guggenheim et Marcel Elfen. Sa vocation est de parer à des situations concrètes exceptionnelles qui se présentent à elle. En 2001, par exemple, elle a octroyé trois bourses d'études de trois années chacune à des étudiants en difficulté de l'ORT Argentine. La fondation, qui n'existe et ne survit que grâce à des dons et des legs, a un sérieux besoin d'être alimentée.
Je vous transmets le message et vous remercie d'en faire bon usage.