Association ORT - SUISSE  -  Gazette Numéro 28 - mars 2003
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L'ORT SOUS LA LOUPE :
QUELQUES QUESTIONS, QUELQUES REPONSES...

Nous avons posé 6 questions à 3 personnalités proches de l'ORT : Martine Trèves, très active au sein du comité ORT Genève et également membre du comité ORT Suisse ; Gideon Meyer, directeur général adjoint de l'ORT Mondiale, avec l'ORT depuis 1983 ; Philippe Nordmann, président de l'ORT Suisse depuis 1997 et jusqu'à fin 2002.

 Gideon Meyer
Gideon Meyer
 Martine Trèves
Martine Trèves
 Philippe Nordmann
Philippe Nordmann
L'ORT de 2003 est-elle fidèle à l'esprit de l'ORT de 1880 ?
Gideon Meyer : Absolument oui ! Les idéaux et la philosophie qui étaient à l'origine de la formation de l'ORT en 1880 sont plus que jamais d'actualité. L'éducation comme moyen de procurer l'indépendance et l'autonomie est un concept qu'exprime parfaitement la devise de l'ORT : «Educating for life ». Martine Trèves : Il me semble que oui, l'objectif no 1 de l'ORT reste celui de l'éducation et de la formation. C'est ainsi que l'ORT est née et continue à s'exprimer. Son attention se porte sur des projets qui demandent une action urgente et grâce à l'unité et à la cohésion de ses bureaux à travers le monde, l'ORT est à même de les soutenir. Philippe Nordmann : Certainement. Car on retrouve tout au long de ces 120 ans d'existence le même souci du traitement de l'égalité entre les hommes. Cette préoccupation est à la base de la création de l'ORT.
Pensez-vous que le Département de la Coopération internationale, né en 1960, est un apport positif pour l'ORT ?
Gideon Meyer : Certainement, particulièrement en améliorant l'image de l'ORT dans le monde. « Rendre le monde meilleur » (Tikkun Olam) est l'un des principes de base de la foi juive.
Quand cela est nécessaire, les projets de la Coopération internationale renforcent les communautés juives et élèvent leur niveau de vie, ce qui constitue un atout supplémentaire pour l'ORT.
Martine Trèves : C'est évident, quand on voit le résultat de son travail. C'est en plus un merveilleux argument pour lutter contre l'antisémitisme, par son action dans les pays en voie de développement quelle que soit l'appartenance religieuse de leur population. Philippe Nordmann : Toute coopération entre les pays, quels que soient les continents, est positive.
L'ORT a-t-elle un avenir en Russie ?
Gideon Meyer : Nous ne pouvons pas prévoir l'évolution de la situation politique en Russie mais partout où se trouvent des Juifs, n'importe où dans le monde, qui ont besoin d'éducation et de formation professionnelle, l'ORT sera présente. Martine Trèves : J'ai eu la chance de participer à la célébration des 120 ans de l'ORT à St Petersbourg en 2000. Si l'ont voit le magnifique travail accompli en Russie, et la fierté des enfants d'appartenir à une école de l'ORT, il est difficile de douter de l'avenir de l'ORT en Russie. Philippe Nordmann : Oui, comme dans tous les pays.
Que proposez-vous pour que l'ORT soit mieux connue en Suisse ?
Gideon Meyer : Il faudrait que l'ORT se fasse mieux connaître, non seulement au sein de la communauté juive au travers de la Gazette ORT, mais également dans les médias nationaux au moyen d'interviews radio et télé des dirigeants locaux. Il faudrait aussi stimuler davantage les donateurs de l'ORT afin qu'ils participent à des missions en Israël. Car le meilleur moyen de les motiver est de les mettre en contact direct avec nos activités et plus particulièrement avec nos étudiants. Martine Trèves : Une conférence de presse, avec film à l'appui, dans chaque ville où l'ORT a un comité. (NDLR : Bâle, Berne, Genève, Zürich). Et en Suisse romande une émission TV sur l'ORT, par exemple ZIG ZAG Café. Philippe Nordmann : Il faudrait une meilleure communication, une meilleure synergie entre le comité de Genève et les 3 comités de Suisse alémanique.
A votre avis, dans quelle mesure l'ORT est-elle tributaire de la situation politique en Israël ?
Gideon Meyer : L'ORT n'est pas concernée par la politique. Cependant nous avons environ 80'000 étudiants dans 150 écoles en Israël qui souffrent parce que les fonds qui leur sont habituellement attribués par le Ministère de l'Education sont actuellement utilisés par le Ministère de la Défense. Nous devons également collecter des fonds pour des projets concernant la sécurité dans les écoles et le soutien psychologique des étudiants. Martine Trèves : L'ORT a une image d'Organisation juive, et l'image d'Israël. défigurée par les médias crée une monstrueuse confusion dans l'esprit du monde occidental.
Faut-il tenir compte de la désinformation et de la confusion qui en naît pour orienter le travail d'une organisation qui pense avant tout à l'homme et non à la politique menée par les hommes ?
Philippe Nordmann : Elle l'est forcément, ne fut-ce que par les sommes considérables consacrées au budget sécurité.
Pour quelles raisons est-il important de soutenir l'ORT ?
Gideon Meyer : Relisez les 5 réponses précédentes. Martine Trèves : Il est important de soutenir l'ORT car c'est une des institutions les plus saines et humaines qui existe. Ses objectifs sont clairs et son action est directe.
L'ORT s'interroge, s'informe et va directement là où se trouvent les besoins les plus vitaux.
Le plus important est que l'ORT sait préserver à chacun sa dignité d'homme.
Philippe Nordmann : L'ORT apprend aux jeunes à se libérer par le travail, à rester dignes dans toute circonstance. Avoir un métier reste le meilleur atout pour affronter la vie. Pour ces raisons il ne faut jamais arrêter de soutenir l'ORT.

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