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L'EDITORIAL DE CATHERINE GENTILINI
Il y a un sujet qui me tient particulière à coeur, c'est la survie de nos écoles ORT à Buenos Aires. Notre soirée du 10 octobre est en faveur de ces quatre établissements menacés de fermeture. Dans notre dernière Gazette nous vous en parlions déjà, mais d'une manière très générale.
Vos journaux, la télévision, diffusent régulièrement des informations de plus en plus alarmantes et pessimistes. Je vous épargne les chiffres et les pourcentages, dramatiques mais fluctuants, et toujours à la hausse, hélas.
Ce que j'aimerais partager avec vous ce sont deux témoignages.
Andres Knobel, étudiant en chimie, parle de sa préoccupation pour le cas où son école devrait fermer si les écolages perçus ne suffisent pas à son maintien. A cause de la crise, les grèves des transports publics sont fréquentes. Andres raconte comment, s'étant débrouillé pour arriver tout de même à l'heure pour son premier cours, il a vécu cette expérience :
« Quand je suis arrivé à l'école ce matin-là, sur les 2000 élèves habituels, seuls une quinzaine étaient présents. Je n'oublierai jamais combien c'était triste et déprimant, surtout à l'heure de la récréation et à la cantine. La vision de mon école pratiquement vide m'a effrayé. Heureusement, je savais que c'était à cause de la grève, mais je me disais que ça pourrait arriver par manque d'argent. Et à quoi bon avoir une aussi belle école, si elle doit être déserte ? »
Ces cinq dernières années ont été particulièrement difficiles pour Jonathan Zahari et sa famille.
Son père, qui est médecin, avait un cabinet médical jadis prospère à Buenos Aires. A présent. il ne travaille plus que très occasionnellement. Sa mère, femme au foyer, ne trouve pas de travail.
Cet étudiant est très reconnaissant envers l'ORT. Sans la bourse de l'Ecole ORT Technique Supérieure de Buenos Aires, il n'aurait pas atteint un tel niveau de formation.
Il dit : « J'ai quitté l'ORT avec un bagage que je n'aurais obtenu nulle part ailleurs à Buenos Aires. Avec cet acquis j'ai pu trouver un travail à mi?temps, qui m'a permis d'aider financièrement mes parents tout en entrant à l'Université. Pour moi, l'avenir est tout tracé : dès que j'aurai terminé l'Université, j'irai m'installer en Israël. Ce ne sera pas facile, mais Israël a plus à me proposer que le « rien » ou presque que je peux espérer en Argentine ».
Baruj Zeidenknop, directeur de l'ORT Argentine ajoute :
« L'éducation prodiguée par l'ORT représente la seule possibilité pour nos étudiants d'augmenter leurs chances de trouver du travail, brisant ainsi la spirale de la précarité et les aidant à se construire un avenir ».
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