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L'EDITORIAL DE CATHERINE GENTILINI
Quand bien même l'ORT est une association non gouvernementale apolitique, la politique internationale influence forcément son fonctionnement.
Une réunion des 4 comités de l'ORT Suisse (Bâle, Berne, Genève et Zurich) s'est récemment tenue à Genève.
Gideon Meyer, directeur adjoint de l'ORT Mondiale, nous a fait un exposé passionnant sur les trois pays dont la situation économique requiert des interventions d'urgence.
Tout d'abord Israël. Les subventions que le gouvernement israélien versait aux différents systèmes éducatifs du pays ont été coupées de 300 millions de dollars, au profit du budget de la défense militaire. L'ORT Israël doit impérativement trouver ailleurs de quoi compenser cette absence de ressources.
Ensuite l'Argentine. Le billet d'André Guggenheim en page 3, vous en parle en détail et les médias nous décrivent les scènes de pillage qui en disent long.
Et enfin la Russie, dont les conditions de vie, loin de s'améliorer se péjorent. Dans un grand nombre d'écoles le seul repas chaud et consistant que reçoivent les élèves est celui qu'ils prennent à midi à l'école.
Quelques centaines d'écoles d'état, dans tout le pays, ont dû fermer pour la simple raison que les professeurs ne sont pas payés depuis des mois. D'où la nécessité absolue pour l'ORT d'ouvrir de nouvelles structures.
On constate à quel point l'ORT est tributaire des fluctuations politiques mais aussi sa faculté de s'adapter et de pouvoir compter sur l'appui des comités ORT du monde entier.
P.S. A la fin de son exposé, Gideon Meyer nous a fourni quelques chiffres qui parlent d'eux-mêmes :
Notre organisation compte aujourd'hui 330.000 élèves, 35.000 d'entre eux reçoivent annuellement un diplôme, 50% de nos étudiants sont des filles, l'ORT emploie 16.000 enseignants à plein temps.
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LE BILLET DE PHILIPPE NORDMANN
Dans un contexte difficile, j'aimerais vous entretenir de la pluralité de l'ORT, de ce qui fait sa différence et sa force.
Au début de son existence et pendant très longtemps, l'ORT s'est trouvée présente, disponible partout où les Juifs étaient en difficulté
et ce genre de situation ne manquait pas.
En Russie par exemple, lors de sa création, ensuite auprès des réfugiés, plus tard encore en France occupée, dans les camps de concentration et lorsque les prisonniers ont été libérés, l'ORT était là pour les entourer et leur redonner le courage de vivre. D'une manière générale, l'ORT a apporté son aide aux personnes déplacées du monde entier.
Suivant une nouvelle orientation et depuis les années 60, l'ORT est là partout où des individus, quels qu'ils soient, ont besoin d'aide. Ainsi, nous sommes allés en Afrique du Sud, en Ethiopie, au Kosovo, au Mali
dans une quarantaine de pays en crise économique ou sociologique, et toujours à la demande des gouvernements de ces pays, ou avec leur accord. Ils font appel à l'ORT pour son expérience, son efficacité et sa générosité.
Par ailleurs je vous rappelle que nos écoles sont ouvertes à tous et que 20% de nos étudiants ne sont pas juifs.
Ayant constaté que le racisme se nourrit essentiellement des préjugés engendrés par l'ignorance et la peur, c'est dans cette optique que nous avons contribué à la création d'une chaire de Judaïsme à la Faculté de Théologie de Lausanne. Car la connaissance reste le meilleur outil contre le racisme et l'exclusion.
Voilà pourquoi la pluralité de l'ORT va dans cette direction essentielle : la Voie des Justes.
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